Imaginons un monde…
Aaaaah GrandMA ! GrandMA, GrandMA2, GrandMA3, petits et plus grands, nous en rêvons, nous avons tous été confronté à cette UI si austère et incompréhensible notre première fois, mais nous désirons ces belles consoles pourtant si intouchables de 5 000 à 70 000€ !
Et oui, derrière, ou plutôt devant le feu des projecteurs se trouve contrôleur et console d’éclairage !
Autrefois, en 0-10V, puis en DMX et maintenant sur IP en Art-net et sACN, quelque soit la méthode pour contrôler nos éclairages, nous avions besoin de logique !
En effet, nos éclairages sont nombreux sur scène, divers, pouvant avoir de paramètres variés, tels que :
- l’intensité (dimmer)
- la couleur (color)
- le mouvement latéral (pan)
- le mouvement de haut en bas (tilt)
- les formes (gobo)
- la netteté (focus)
- le prisme (prism)
- les effets (stroboscope, patterns, …)
Quand nous commençons dans le monde de l’éclairage, en général nous avons une approche théâtral ; des scènes, des couleurs, des positions, des mouvements…
Nous avons besoins de consoles capables de passer de scène à l’autre en suivant en général le conducteur.
Arrivé en concert, nous avons toujours ces principes d’ambiances de scènes, mais auxquels nous rajoutons du “live”. L’éclairagiste devient aussi artiste ! à l’avance, des scènes ou effets sont préparés pour qu’au bon moment, le bon bouton soit pressé pour déclencher les meilleurs effets aux meilleurs moments !
…et parfois même, nous devons réencoder ou créer en live les effets, sur un coup de tête, sur une envie !
Ainsi, le marché s’est formé autour de deux types de console :
- les consoles théâtres, basées sur des scènes, souvent pour de l’éclairage simple statique tel que les consoles ADB Cantor, Tango ou encore Maxim, ou des logiciels comme Whitecat ( Logiciel WhiteCat – Compagnie 1-0-1 )
- les consoles live, pouvant faire des scènes, mais surtout capable de créer des assemblages d’effets, et ayant pour particularité de pouvoir réassigner un effet, une couleur, un mouvement à tout type de projecteur à tout moment, tant que les paramètres leurs sont disponibles (par exemple une couleur orange pouvant être géré par un mélange de LED RVB ou d’un disque rotatif de couleur), qui sont capable de faire ces abstractions sur le matériel, tel que GrandMA, ETC EON, Chamsys MagicQ, Avolite Titan, ou encore Obsidian ONYX !
- les consoles foireuses, tels que Freestyler un truc qui sait faire d’autres trucs, Daslight qui se veut abordable mais n’arrive pas à la cheville d’une console live, Martin LightJockey axé boîte de nuit ou encore… QLC+, un ovni dans le périmètre !
(comment ça j’avais dit “deux types” ? Oui bon, nous avons ici la rencontre du troisième type…)
Vous avez dit QLC+ ?
On a bien dit QLC+.
Ce logiciel open source a su s’imposer comme une référence d’éclairage libre, à la fois puissant, stable et remarquablement accessible (notamment pour un collégien de 12 ans qui commence à s’amuser dans le monde de l’éclairage).
Le logiciel tourne sur Windows, macOS, Linux et même Raspberry Pi. Il parle notamment le DMX512 en USB, l’Art-Net, le sACN, le MIDI et l’OSC… En clair, il peut piloter aussi bien un vieux PAR 56 qu’une matrice de LED pilotée par réseau.
Et surtout : pas besoin d’un dongle à 600 euros pour lancer un show. QLC+ n’impose aucun matériel propriétaire. On branche une interface DMX, elle est détectée par le mapping d’univers, on ajoute quelques projecteurs, et on est déjà capable de jouer avec un show.
Pour ma part, j’ai commencé mon expérience avec une Enttec Pro Mk2, dont son seul défaut, est son port micro-USB qui a fini par mourir par la force de l’âge.
Pourquoi ce choix ? Car à l’instar de GrandMA onPC, où on peut raccorder en DMX in une vraie console lumière qui vient piloter le logiciel, je voulais pouvoir jouer sur un vrai desk mon éclairage.
L’un des atouts majeurs de QLC+ réside dans son interface à la fois intuitive et modulaire. Le logiciel se structure autour de plusieurs espaces distincts :
-
Fixtures pour gérer les projecteurs et leurs canaux DMX,
-
Functions pour créer des scènes, des séquences ou des effets,
-
Virtual Console pour concevoir sa propre console de commande avec boutons, faders et widgets,
-
Show Manager pour programmer des timelines précises et synchroniser les transitions,
-
et un Simple Desk, mode manuel idéal pour le live ou le dépannage.
Cette organisation rend QLC+ à la fois simple d’accès et d’une redoutable flexibilité. Chacun peut adapter l’interface à ses besoins : du théâtre au concert, de l’installation muséale au show club.
Mon setup light
J’ai donc grandi avec un setup light que j’ai assemblé, composé :
- d’une Smartfade 2496 de chez ETC, car elle mélange agréable et utile avec ses 48 canaux directs, double page et gestion des scènes en grande simplicité,
- d’un écran iiyama tactile 21”,
- du grand boîtier Enttec Pro Mk2,
- de mon PC portable, qui a évolué d’un Acer Aspire 5742, à un HP Spectre tactile bien utilise pour les petits événements, à aujourd’hui un Lenovo Thinkpad X1 Yoga (oui, 3 référence en une c’est possible, tactile et routeur 5G inclus!)
Mon setup a donc évolué dans le temps, en remplacement progressif du node Enttec Pro Mk2 utilisable en un univers DMX in un univers DMX out utilisables simultanément, vers un Botex NETcon 8-3 me permettant d’utiliser 8 ports en Art-net dans la direction IN/OUT que je souhaite.
La limite de QLC
J’ai commencé à utiliser QLC+ car c’était pour le moi le seul logiciel capable d’une flexibilité et d’une précision… mais en fait, c’est partiellement faux.
En effet, QLC+ est capable de créer un desk, de créer des effets, des positions de manière chirurgical. Cependant, chaque effet, mouvement, couleur, ne se créé que sur un projecteur ou groupe de projecteur.
Cela devient donc un réél problème sur des plan de feu complexes et étoffés, tout prend plus de temps à se créer et s’encoder à devoir dupliquer chaque effets, groupes, matrice…
Cependant cela reste un excellement challenger sur les petites installations, mais pour ma part, j’ai atteint les limites ! C’est d’ailleurs sans regret que je me tourne vers GrandMA, tout en gardant des yeux sur QLC+ !
Show must go on !
Et alors vous me direz, pas capable d’avoir un rendu tels que les logiciels de renon ?
Il faut savoir que ce qui fait la scène, c’est d’abord le concepteur lumière, le reste, ne sont que des outils pour arriver à des fins!
Attention vos yeux!












